L'AVFT, Femmes Solidaires et L'égalité, c'est pas sorcier ! demandent au Premier Ministre de prendre l’engagement que l’Etat français ne saurait tolérer que des maires condamnés pour des violences sexuelles conservent des mandats dans lesquels ils conservent aussi le pouvoir qu’ils ont détourné à des fins délictuelles.
Les maires sont en effet les premiers magistrats de leur commune, chefs de la police municipale, garants de l’ordre public, titulaires de l’autorité hiérarchique sur le personnel communal. Leurs pouvoirs sont parfois étendus à d’autres sphères : ils peuvent être présidents de conseils de discipline, de comités locaux de prévention de la délinquance,… Leur condamnation pour des violences sexuelles est incompatible avec le maintien de mandats électifs et elle est constitutive, en elle-même, d’un trouble à l’ordre public.
Les trois associations demandent que les préfets, représentants de l’Etat à l’échelle des départements, mettent en œuvre une procédure de révocation de ces élus condamnés.
AVFT - Femmes Solidaires - L'égalité, c'est pas sorcier !
jeudi 7 juillet 2011
Lettre au Premier Ministre
Paris, le 7 juillet 2011
Monsieur le Premier Ministre,
Les associations que nous représentons, sont mobilisées pour que des sanctions politiques, juridiques et administratives soient prises à l’encontre des élus condamnés pour violences sexuelles.
Nous estimons en effet que la condamnation d’un élu de la République pour des violences sexuelles est incompatible avec le maintien de mandats électifs et qu’elle est constitutive, en elle-même, d’un trouble à l’ordre public. S’agissant des maires, ceux-ci sont les premiers magistrats de leurs communes, chefs de la police municipale, garants de l’ordre public, titulaires de l’autorité hiérarchique sur le personnel communal. Leurs pouvoirs sont parfois étendus à d’autres sphères (ils peuvent être présidents de conseils de discipline, de comités locaux de prévention de la délinquance,…).
Il est de la responsabilité des préfets, représentants de l’Etat à l’échelle des départements, de mettre en œuvre une procédure de révocation de ces élus condamnés.
Nous vous demandons donc de prendre l’engagement que l’Etat français ne sahttp://www.blogger.com/img/blank.gifurait tolérer que des maires condamnés pour des violences sexuelles conservent des mandats dans lesquels ils conservent aussi le pouvoir qu’ils ont détourné à des fins délictuelles.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.
Marilyn Baldeck
Déléguée générale de l’AVFT
Sabine Salmon
Présidente de Femmes Solidaires
Henriette Zoughebi
Présidente de L’égalité, c’est pas sorcier !
--------
Pour prendre connaissance de la campagne menée depuis 2005 contre les violences sexuelles commises par des élus : http://www.avft.org/rubrique.php?id_rubrique=70
Monsieur le Premier Ministre,
Les associations que nous représentons, sont mobilisées pour que des sanctions politiques, juridiques et administratives soient prises à l’encontre des élus condamnés pour violences sexuelles.
Nous estimons en effet que la condamnation d’un élu de la République pour des violences sexuelles est incompatible avec le maintien de mandats électifs et qu’elle est constitutive, en elle-même, d’un trouble à l’ordre public. S’agissant des maires, ceux-ci sont les premiers magistrats de leurs communes, chefs de la police municipale, garants de l’ordre public, titulaires de l’autorité hiérarchique sur le personnel communal. Leurs pouvoirs sont parfois étendus à d’autres sphères (ils peuvent être présidents de conseils de discipline, de comités locaux de prévention de la délinquance,…).
Il est de la responsabilité des préfets, représentants de l’Etat à l’échelle des départements, de mettre en œuvre une procédure de révocation de ces élus condamnés.
Nous vous demandons donc de prendre l’engagement que l’Etat français ne sahttp://www.blogger.com/img/blank.gifurait tolérer que des maires condamnés pour des violences sexuelles conservent des mandats dans lesquels ils conservent aussi le pouvoir qu’ils ont détourné à des fins délictuelles.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.
Marilyn Baldeck
Déléguée générale de l’AVFT
Sabine Salmon
Présidente de Femmes Solidaires
Henriette Zoughebi
Présidente de L’égalité, c’est pas sorcier !
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Pour prendre connaissance de la campagne menée depuis 2005 contre les violences sexuelles commises par des élus : http://www.avft.org/rubrique.php?id_rubrique=70
lundi 13 juin 2011
Que les femmes soient des travailleurs comme les autres ! - Paris, 25 mai 2011
Avec les interventions de :
- Maryse Dumas, membre du Conseil économique, social et environnemental, secrétaire confédérale de la CGT de 1995 à 2009 ;
- Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate spécialiste du droit social et des procès pour discriminations sexistes au travail
- Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires
- Martine qui a gagné un procès contre un sénateur-maire pour agressions sexuelles,
- Carine qui a gagné un procès contre un syndicaliste pour viol et séquestration
- Chahla Chafiq, écrivaine
- Gwenaëlle Stubbe, poète
- Henriette Zoughebi, présidente de L'égalité, c'est pas sorcier !
- Maryse Dumas, membre du Conseil économique, social et environnemental, secrétaire confédérale de la CGT de 1995 à 2009 ;
- Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate spécialiste du droit social et des procès pour discriminations sexistes au travail
- Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires
- Martine qui a gagné un procès contre un sénateur-maire pour agressions sexuelles,
- Carine qui a gagné un procès contre un syndicaliste pour viol et séquestration
- Chahla Chafiq, écrivaine
- Gwenaëlle Stubbe, poète
- Henriette Zoughebi, présidente de L'égalité, c'est pas sorcier !
vendredi 3 juin 2011
En France, être maire, sénateur, membre d’un parti politique et condamné pour agressions sexuelles, c’est possible !
Bien avant Dominique Strauss-Kahn et Georges Tron, Jacques Mahéas, sénateur de Seine-Saint-Denis et maire de Neuilly-sur-Marne, a été accusé par une employée municipale d’agressions sexuelles. Après 6 ans de procédures et l’épuisement de tous les moyens de recours, il est définitivement reconnu coupable d’agressions sexuelles en mars 2010.
Pourtant…
Inaction du préfet de Seine-Saint-Denis
Le préfet qui a le pouvoir de saisir le Conseil des ministres pour demander la révocation d’un maire en cas de trouble à l’ordre public, n'en a rien fait. Il signifie ainsi qu’en 2011, en France, l’ordre public s’accommode fort bien de la condamnation d’un maire pour agressions sexuelles et du maintien à un délinquant sexuel des pouvoirs de premier magistrat de la commune, de chef de la police municipale et de président du comité local de lutte contre la délinquance.
Silence protecteur du parti socialiste
Le Parti socialiste auquel appartient Jacques Maheas s'accommode aussi de garder un délinquant sexuel parmi les siens, en tant que membre du parti et membre du groupe socialiste du Sénat. Le PS garde ainsi le silence face aux interpellations des associations féministes.
Dès le 8 mars 2010, l’AVFT et Femmes Solidaires, les deux associations parties civiles qui ont soutenu la victime, demandaient à Martine Aubry de se positionner sur cette affaire. Aucune réponse.
L’AVFT continue ensuite d’interpeller le PS via Gaëlle Lenfant, sa secrétaire nationale adjointe aux droits des femmes : toujours pas de réponse.
Le 6 avril 2011, lorsque le PS présente ses engagements en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, l’AVFT repose à Benoît Hamon la question qui fâche : « Une condamnation pour agressions sexuelles d’un élu au cours de son mandat est-elle compatible avec une appartenance au PS ? ».
Benoît Hamon qui qualifie cette affaire de « parfaitement abjecte », se prononce pour l’exclusion de Jacques Mahéas du PS. Il s’engage à saisir, avec Gaëlle Lenfant, Martine Aubry et à rendre publique la décision de son parti. Pourtant, depuis ce jour-là, aucune nouvelle officielle.
Nous voulons la fin des privilèges
Le retrait de ses pouvoirs politiques à Jacques Mahéas, marquerait un pas vers la fin concrète des privilèges, notamment sexuels, dont bénéficient encore les puissants en France et que la société ne peut plus tolérer.
A l'approche des présidentielles, les partis politiques républicains doivent faire connaître aux citoyennes et aux citoyens leur position par rapport à la lutte contre les violences sexuelles et aux élus inquiétés ou condamnés pour violences sexuelles.
Écouter le témoignage de Martine qui a porté plainte contre Jacques Mahéas
L’égalité, c’est pas sorcier ! : 07 86 66 29 48
vendredi 13 mai 2011
Paris, 25 mai 2011 : rencontre-débat pour que les femmes deviennent des travailleurs comme les autres !
Débat organisé par L’égalité, c’est pas sorcier !
En partenariat avec l’Humanité
Mercredi 25 mai de 18h à 21h
à la salle des fêtes de la Mairie du 12e arr.
130 avenue Daumesnil 75012 Paris (métro Dugommier)
« C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète », écrivait Simone de Beauvoir en 1945. Aujourd'hui, après 30 ans de lois sur l'égalité au travail, nous pourrions ajouter que c'est l'égalité salariale et professionnelle qui garantira leur pleine autonomie.
Malgré des lois égalitaires, les femmes restent durement discriminées par les employeurs. A travail égal, le salaire des femmes est inférieur de 27% à celui des hommes. L’écart salarial est encore plus important pour les femmes les plus diplômées (32%). Même les femmes qui n’ont jamais eu d’interruption de carrière perçoivent en moyenne 17% de moins que leurs collègues.
Autrement dit, chaque année, des femmes travaillent l'équivalent de 2 à 3 mois gratuitement, comparativement à leurs collègues hommes.
Quelles améliorations législatives sont nécessaires pour empêcher cette exploitation des femmes par les entreprises ? Comment des femmes se sont saisies de la loi et ont obtenu réparation des pertes financières engendrées par les discriminations ? Comment créer une convergence entre les luttes féministes et syndicales pour que les syndicats luttent contre les discriminations sexistes aussi sérieusement que contre les discriminations racistes ou syndicales ? Telles sont les questions auxquelles vous êtes invité-e-s à débattre et auxquelles les intervenant-e-s apporteront leur expertise.
Programme :
Visite de l’exposition « L’égalité, c’est pas sorcier ! » dès 18h.
18h30 : Introduction par Henriette Zoughebi, présidente de « L’égalité, c’est pas sorcier ! »
18h45 : Contraindre les entreprises à appliquer la loi : une lutte individuelle et collective.
Avec :
- Maryse Dumas, membre du Conseil économique, social et environnemental, secrétaire confédérale de la CGT de 1995 à 2009 ;
- Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate spécialiste du droit social et des procès pour discriminations sexistes au travail
- Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires
- Une juriste de l’AVFT, association contre les violences faites aux femmes au travail (sous réserve)
20h15 : « Le masculin ne l’emporte plus sur le féminin ! »
Avec :
- Chahla Chafiq, écrivaine
- Gwenaëlle Stubbe, poète
Merci de confirmer votre participation à legalite@cpassorcier.org
En partenariat avec l’Humanité
Mercredi 25 mai de 18h à 21h
à la salle des fêtes de la Mairie du 12e arr.
130 avenue Daumesnil 75012 Paris (métro Dugommier)
« C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète », écrivait Simone de Beauvoir en 1945. Aujourd'hui, après 30 ans de lois sur l'égalité au travail, nous pourrions ajouter que c'est l'égalité salariale et professionnelle qui garantira leur pleine autonomie.
Malgré des lois égalitaires, les femmes restent durement discriminées par les employeurs. A travail égal, le salaire des femmes est inférieur de 27% à celui des hommes. L’écart salarial est encore plus important pour les femmes les plus diplômées (32%). Même les femmes qui n’ont jamais eu d’interruption de carrière perçoivent en moyenne 17% de moins que leurs collègues.
Autrement dit, chaque année, des femmes travaillent l'équivalent de 2 à 3 mois gratuitement, comparativement à leurs collègues hommes.
Quelles améliorations législatives sont nécessaires pour empêcher cette exploitation des femmes par les entreprises ? Comment des femmes se sont saisies de la loi et ont obtenu réparation des pertes financières engendrées par les discriminations ? Comment créer une convergence entre les luttes féministes et syndicales pour que les syndicats luttent contre les discriminations sexistes aussi sérieusement que contre les discriminations racistes ou syndicales ? Telles sont les questions auxquelles vous êtes invité-e-s à débattre et auxquelles les intervenant-e-s apporteront leur expertise.
Programme :
Visite de l’exposition « L’égalité, c’est pas sorcier ! » dès 18h.
18h30 : Introduction par Henriette Zoughebi, présidente de « L’égalité, c’est pas sorcier ! »
18h45 : Contraindre les entreprises à appliquer la loi : une lutte individuelle et collective.
Avec :
- Maryse Dumas, membre du Conseil économique, social et environnemental, secrétaire confédérale de la CGT de 1995 à 2009 ;
- Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate spécialiste du droit social et des procès pour discriminations sexistes au travail
- Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires
- Une juriste de l’AVFT, association contre les violences faites aux femmes au travail (sous réserve)
20h15 : « Le masculin ne l’emporte plus sur le féminin ! »
Avec :
- Chahla Chafiq, écrivaine
- Gwenaëlle Stubbe, poète
Merci de confirmer votre participation à legalite@cpassorcier.org
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