vendredi 13 mai 2011

Paris, 25 mai 2011 : rencontre-débat pour que les femmes deviennent des travailleurs comme les autres !

Débat organisé par L’égalité, c’est pas sorcier !

En partenariat avec l’Humanité

Mercredi 25 mai de 18h à 21h
à la salle des fêtes de la Mairie du 12e arr.
130 avenue Daumesnil 75012 Paris (métro Dugommier)

« C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète », écrivait Simone de Beauvoir en 1945. Aujourd'hui, après 30 ans de lois sur l'égalité au travail, nous pourrions ajouter que c'est l'égalité salariale et professionnelle qui garantira leur pleine autonomie.

Malgré des lois égalitaires, les femmes restent durement discriminées par les employeurs. A travail égal, le salaire des femmes est inférieur de 27% à celui des hommes. L’écart salarial est encore plus important pour les femmes les plus diplômées (32%). Même les femmes qui n’ont jamais eu d’interruption de carrière perçoivent en moyenne 17% de moins que leurs collègues.

Autrement dit, chaque année, des femmes travaillent l'équivalent de 2 à 3 mois gratuitement, comparativement à leurs collègues hommes.

Quelles améliorations législatives sont nécessaires pour empêcher cette exploitation des femmes par les entreprises ? Comment des femmes se sont saisies de la loi et ont obtenu réparation des pertes financières engendrées par les discriminations ? Comment créer une convergence entre les luttes féministes et syndicales pour que les syndicats luttent contre les discriminations sexistes aussi sérieusement que contre les discriminations racistes ou syndicales ? Telles sont les questions auxquelles vous êtes invité-e-s à débattre et auxquelles les intervenant-e-s apporteront leur expertise.

Programme :

Visite de l’exposition « L’égalité, c’est pas sorcier ! » dès 18h.

18h30 : Introduction par Henriette Zoughebi, présidente de « L’égalité, c’est pas sorcier ! »

18h45 : Contraindre les entreprises à appliquer la loi : une lutte individuelle et collective.
Avec :
- Maryse Dumas, membre du Conseil économique, social et environnemental, secrétaire confédérale de la CGT de 1995 à 2009 ;
- Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate spécialiste du droit social et des procès pour discriminations sexistes au travail
- Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires
- Une juriste de l’AVFT, association contre les violences faites aux femmes au travail (sous réserve)

20h15 : « Le masculin ne l’emporte plus sur le féminin ! »
Avec :
- Chahla Chafiq, écrivaine
- Gwenaëlle Stubbe, poète

Merci de confirmer votre participation à legalite@cpassorcier.org

jeudi 12 mai 2011

Le masculin ne l’emporte plus sur le féminin et depuis les hommes et les femmes sont belles !


Lundi 2 mai 2011, la pétition « Que les hommes et les femmes soient belles » demandant la reconnaissance et l’application de la règle de proximité a été lancée par quatre associations : L’égalité, c’est pas sorcier !, La ligue de l’enseignement, Le Monde selon les femmes et Femmes Solidaires.

Depuis, ces associations ont été rejointes par 1600 personnes dont 26,30% d’hommes prêts à abandonner le privilège de visibilité et de dominance que la langue leur offre depuis le 18e siècle.

C’est bien la perception que les genres grammaticaux ont quelque peu à voir avec le genre assigné à chacun et chacune, qui explique les réactions de satisfaction ou de soulagement des signataires. En réponse à la pétition, Eliane, retraitée de Bayonne, écrit : « Je suis révoltée depuis l’école primaire… », Yasmina, professeure des universités au Maroc : « J'attendais ça depuis longtemps ! », Evelyne, enseignante en Belgique : « Je me sens moins seule désormais », Audrey, libraire de Saint-Etienne : « Ce débat aurait du être soulevé il y a bien longtemps, il était temps ! Merci ! ».

D’autres expriment clairement leur conviction que la langue porte des représentations sociales et sexuées. Chantal du Québec : « Le poids des mots est un poids social », Odile de Dijon : « la règle de proximité est de nature à faire évoluer les mentalités », Grégoire de Rome, enseignant : « Pour une révolution dans les consciences ! », Mona de Paris, sociologue : « Ca commence dans les pratiques linguistiques quotidiennes, et ça se poursuit partout... », Gilles de Paris, journaliste : « C'est par le Verbe que tout commence, ou peut recommencer sur un bon pied... »

Pour certains, comme Serge de Bruxelles, enseignant, et Claire de Casablanca, enseignante, la règle de proximité n’est qu’une affaire de bon sens, pour d’autres comme Yoann de Paris, traducteur, elle « ouvre de nouvelles possibilités linguistiques, littéraires. Pur et simple enrichissement. »

Si Laurence de Frasne-les-Meulières, institutrice, aimerait « bien enseigner ça à mes petits CE2 », Frédéric d’Oissel, lui aussi enseignant, décide que « désormais mes élèves n'auront plus faux quand ils (euh... elles) écriront en respectant la règle de proximité. Pas sûr que mes inspecteurs apprécient, mais bon... il va bien falloir qu'ils s'y fassent. »

Enfin, certains sont déjà passés à la pratique comme Didier de Silfiac, chômeur : « Cela fait déjà quelques années que j'applique cette règle qui me semble logique ! », ou Bruno de La Madeleine, journaliste « qui prend déjà la liberté d'utiliser cette règle ».

Pays des signataires :

9,70% des signataires vivent en France, 7,10% en Belgique, 4,20% en Suisse, 3,90% au Canada, 1,71% au Maroc et 3,30% dans 21 autres pays : Costa-Rica, Jordanie, Hongrie, Suède, Norvège, Mexique, Autriche, Corée du Sud, Brésil, Portugal, Burkina Faso, Espagne, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas, Pologne, Chili, Italie, Etats-Unis, Indonésie et Australie.

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L'égalité, c'est pas sorcier !
www.legalite.org
Tel : 07 86 66 29 48

mardi 22 mars 2011

Livre d'or de l'exposition

« Des messages simples...des messages forts ...une exposition qui bouleverse les opinions...à recommander à toutes les villes et collectivités qui s'engagent dans l'éducation des jeunes et des moins jeunes ! » Guy Le Calonnec

vendredi 4 mars 2011

Exposition "L'égalité, c'est pas sorcier !"

Avec le soutien du Conseil général du Val-de-Marne et de la Ligue de l’enseignement, et en collaboration avec les Nouveaux Messagers, l’association « L’égalité, c’est pas sorcier ! » a réalisé une exposition à l’occasion du 8 mars 2011.



Pour en savoir plus, télécharger la présentation et le bon de commande ici !

Dates d'inauguration de l'exposition :
- 8 mars, 17h30 : Mairie de Villeneuve-Saint-Georges - Place Pierre Sémard 94190 Villeneuve-Saint-Georges
- 8 mars, 18h : Mairie de Bagnolet - 8 Rue Charles Graindorge 93 170 Bagnolet
- 8 mars, 19h : 16 Rue du Maréchal de Lattre de Tassigny 93330 Neuilly-sur-Marne
- 8 mars : l'Humanité consacre une partie importante de ses pages à l'exposition.

L'égalité, c'est pas sorcier ! à Villeneuve-Saint-Georges

mercredi 15 décembre 2010

Un député UMP missionné par le Premier Ministre travaille à la dépénalisation du proxénétisme !

Le 5 novembre 2010, le Premier Ministre missionne le député UMP Jean-François Chossy « sur l'évolution des mentalités et le changement du regard de la société sur les personnes handicapées. », l’objectif étant « d'identifier par quelles actions concrètes le handicap pourrait être mieux intégré dans une société où il s'est trop longtemps accompagné d'une marginalisation. »

Ô surprise, avant même la fin de ce mois de novembre, Jean-François avait déjà des réponses à apporter. C’est au magazine Elle qu’il les dévoile au grand public, le 22 novembre.

Présenté par le magazine comme un élu qui « se bat aujourd’hui pour un droit à la sexualité pour tous » et qui « planche sur un projet de loi légalisant les assistants sexuels en France », Jean-François Chossy met en avant l’exemple de la Suisse où « il existe des assistants sexuels qui interviennent auprès des personnes handicapées et qui se font rémunérer pour cela ». Evidemment, le député sait que, contrairement à la Suisse, la France est un pays abolitionniste qui refuse de réglementer l’esclavage sexuel. Qu’à cela ne tienne, il propose aussi de « faire évoluer la législation très ancienne sur le proxénétisme et la prostitution ».

A la lecture de cet entretien, plusieurs questions se posent.

1. Si Jean-François Chossy savait déjà ce qu’il fallait faire, pourquoi lui confier une mission ? Peut-être pour mieux légitimer ses positions intenables ? Peut-être pour donner plus de force à des revendications fortement critiquées par des associations de personnes handicapées ? L’association Femmes pour agir, femmes pour le dire écrivait ainsi dès le 30 novembre une lettre ouverte pour dénoncer cette proposition humiliante pour les personnes handicapées : « La question de la pleine sexualité des personnes handicapées doit pouvoir être réfléchie dans un contexte citoyen et digne. Nous ne voulons pas d’une sexualité au rabais ni tarifée, ni condescendante. » Le député le sait bien d’ailleurs puisqu’il précise au sujet de sa proposition de loi : « Je ne parle pas d'amour car on ne peut pas légiférer, je parle du phénomène mécanique de la sexualité. » Belle vision de la relation à l'autre !

2. Pourquoi Jean-François Chossy ne pense-t-il pas la question de la vie affective et sexuelle des personnes handicapées en la mettant en rapport avec les moyens que notre société aurait à déployer pour rendre réel leur accès à une vie sociale, professionnelle, culturelle et politique ? Sans doute parce qu’il coûte moins cher de laisser croire à des personnes en situation de souffrance et de discrimination qu’elles peuvent tirer profit d’un service marchand qui les transformera d’emblée en esclavagistes sexuels que de construire des politiques publiques à la hauteur des enjeux qui leur permettaient, au même titre que n’importe qui, d’avoir la chance de faire des rencontres amicales, amoureuses ou autres par elles-mêmes dans un rapport d’égalité qui présuppose la liberté de la relation et donc son caractère non-marchand.

3. Enfin, Jean-François Chossy pense-t-il à celles – car il s’agira avant tout de femmes, nous le savons bien, qui seront sacrifiées au nom de la lutte contre la discrimination – qui devront assurer cet « accompagnement sexuel » ? Pense-t-il aux professionnelles du paramédical contraintes de se prostituer pour remplir leur contrat de travail et ne pas être licenciées ? A-t-il déjà prévu de créer des Bap Pro ou des BTS « accompagnement sexuel » ? Veut-il réellement contribuer à banaliser la prostitution et les violences sexuelles par la dépénalisation du proxénétisme, seul moyen de légaliser « l’accompagnement sexuel » ?

Les réponses à ces questions nous diront si le parti présidentiel veut nous préparer une société où certains auraient le droit d’acquérir, entre autres produits de consommation, le corps d’autres êtres humains.

Un important coup de canif au contrat abolitionniste auquel la France a adhéré en 1960, a été porté par le Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, en 2003 avec la loi sur la sécurité intérieure qui pénalise les personnes prostituées, autrement dit les victimes du système prostitutionnel. Aujourd’hui, la Convention des Nations Unies pour la répression de la traite des êtres humaines et de l’exploitation de la prostitution d’autrui pourrait définitivement passer à la trappe si Jean-François Chossy parvient à réaliser ses fantasmes !

Face à ce danger, nous nous positionnons clairement du côté du mouvement abolitionniste qui porte le projet d’une société où les relations humaines sont libres et gratuites. Nous nous positionnons du côté des parlementaires qui, comme Odette Terrade, Nicole Borvo-Seat ou Danielle Bousquet, veulent renforcer la protection des victimes du proxénétisme par la responsabilisation et la pénalisation de ceux sans qui ce système n’aurait aucune raison d’être : les clients prostituteurs.
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L'égalité, c'est pas sorcier !