jeudi 27 février 2014

Balayons les idées reçues !



Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars prochain, l’association «l’Egalité c’est pas sorcier », la FSU, la Ligue de l’enseignement et Femmes solidaires organisent une soirée débat sur le thème de l'égalité femme/homme dans l'éducation !

inscription par facebook ici et par mail ici

Teaser de présentation !


Derrière les débats actuels sur la prétendue théorie du genre de (trop) nombreuses personnes, et notamment des responsables politiques de premier plan, remettent en réalité en cause l’égalité femmes/hommes dans la société, à rebours des avancées sociales majeures de ces dernières décennies. Pourtant 70 ans après l’obtention du droit de vote des femmes, de nouvelles conquêtes sont nécessaires.

L’école doit assumer, avec une dimension éducative adaptée à chaque âge, son rôle dans la lutte contre les inégalités femmes/hommes. Aujourd’hui l’orientation scolaire et professionnelle ne peut plus reposer sur une assignation, de par le sexe, à un rôle social déterminé. Même la langue est concernée parce qu’elle véhicule par sa grammaire, son vocabulaire et ses évolutions des représentations sociales. A ce titre l’égalité femmes/hommes doit se concrétiser dans le langage utilisé tous les jours à l’école comme dans la vie.

Au cours de cette soirée, deux tables rondes se dérouleront dans une optique résolument pluridisciplinaire avec des intervenants venants d’horizons très divers. Genièvre Brisac, Lola Lafon, Chalha Beski, écrivaines, Thierry Magnier, éditeur, Florence Schreiber, bibliothécaire, et Henriette Zoughebi, Vice-présidente du Conseil régional en charge des lycées et des politiques éducatives, débattront du rôle de la littérature et de l’imaginaire dans l’invention des possibles pour les filles et les garçons. Sera notamment abordée la question de la règle de proximité, qui permet l’accord de l’adjectif avec le nom le plus proche, pour favoriser un usage créatif et libre du français sans valoriser la domination masculine.

Xavière Gauthier, historienne, Edouard Durand, juge pour enfants, Bernadette Croison, syndicaliste enseignante, Sabine Salmon, militante associative et Ernestine Ronai, coordonatrice nationale de la lutte contre les violences faites aux femmes (Miprof), démontreront combien la lutte contre les inégalités femmes/hommes fait progresser l’ensemble de la société.

« J’aime beaucoup la règle ancienne qui consistait à mettre le verbe et l’adjectif au féminin quand il était après le féminin, même s’il y avait plusieurs masculins devant. Je trouve cela plus élégant parce qu’on n’a pas alors à se demander comment faire pour que çà ne sonne pas mal » Josette Rey-Debove, linguiste

Liste de l'ensemble des intervenant-e-s :
Chahla Chafiq, écrivaine et sociologue
Geneviève Brisac, écrivaine et éditrice
Carine Delahaie : rédactrice en cheffe de Clara Magazine
Marie Desplechin : écrivaine
Edouard Durand : juge pour enfants
Xavière Gauthier : historienne
Bernadette Groison : syndicaliste enseignante
Lola Lafon : écrivaine
Thierry Magnier : éditeur
Ernestine Ronai : coordinatrice nationale de la lutte contre les violences faites aux femmes (Miprof)
Sabine Salmon : présidente nationale de Femmes solidaires
Florence Schreiber : bibliothécaire
Henriette Zoughebi : vice-présidente de la Région Ile-de-France et présidente de l’Égalité c'est pas sorcier



Contact et inscription :
Henriette Zoughebi,
06 03 85 55 19
Henriette.zoughebi@iledefrance.fr

lundi 14 janvier 2013

Nomination d'Ernestine Ronai à la mission interministérielle contre les violences faites aux femmes


"L'égalité, c'est pas sorcier !" se félicite de la nomination d'Ernestine Ronai à la mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences. Elle conservera la responsabilité de l'Observatoire des violences envers les femmes du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

La création de cette mission s'inspire directement de l'expérience de l'Observatoire de la Seine-Saint-Denis qu'Ernestine Ronai dirige depuis sa création (2002). Cette structure partenariale a su être efficace en rassemblant toutes les énergies, celles des professionnel-le-s, des élu-e-s, aux côtés des associations, en mettant en œuvre des dispositifs innovants, en développant la formation des professionnel-le-s.

Cette nomination crée une attente, celle de la généralisation au territoire national des dispositifs tels que le téléphone portable d'alerte pour les femmes en très grand danger, un toit pour elle qui permet aux femmes hébergées dans des structures spécialisées d'accéder à un logement social pérenne, ou la mesure d'accompagnement protégé pour les enfants, qui fonctionnent déjà avec efficacité en Seine-Saint-Denis.

La loi de juillet 2010, votée à l'unanimité par les parlementaires, n'a pas été mise en œuvre. Aujourd'hui des conditions sont créées pour avancer de manière significative.

C'est notre souhait pour 2013.

L'égalité, c'est pas sorcier !
legalite@cpassorcier.org
Tel : 06 03 85 55 19

jeudi 1 mars 2012

CP – Pour que dans la langue, comme dans la vie, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin, RDV le 6 mars 2012, 18h devant la Comédie française

Communiqué de presse – 29 février 2012 – Pour que dans la langue, comme dans la vie, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin, rendez-vous le 6 mars 2012, 18h devant la Comédie française, place Colette

A L’initiative de L’égalité, c’est pas sorcier !, de Femmes Solidaires et de la Ligue de l’enseignement, un collectif appelle à un rassemblement devant la Comédie française, place Colette, pour populariser l’usage de la règle de proximité. « C’est l’une des rares places dans la capitale qui porte le nom d’une écrivaine et c’est face à un grand lieu où se jouent les pièces de Racine, qui utilisait la règle de proximité », précise Henriette Zoughebi, présidente de l’association L’égalité, c’est pas sorcier !, par ailleurs vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France.

Les écrivaines Isabelle Alonso, Chahla Chafiq, Marie Desplechin, Marie Etienne, Gwenaëlle Stubbe, ainsi que les historiennes Xavière Gauthier et Malka Marcovich, ont déjà confirmé leur participation.

Selon la règle de proximité, l’accord se fait avec le nom le plus proche, qui peut être féminin ou masculin. On aurait donc le choix d’écrire « que les hommes et les femmes soient belles » ou « que les femmes et les hommes soient beaux ».

Utiliser la règle de proximité permet de faire disparaître l’idée que « le masculin l’emporte sur le féminin » et qui transmet, de façon inconsciente, un monde de représentation où le masculin est considéré comme supérieur au féminin. En 1767, le grammairien Nicolas Beauzée écrivait que : « le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle ». L'idée de la supériorité d'un sexe sur l'autre est ainsi inculquée. Par la manière dont il façonne les mentalités, le symbolique impacte le réel. La langue permet de dire ce réel mais aussi de le transformer pour davantage d’égalité.

Pourquoi ne pas se permettre d’innover, en s’inspirant d’une pratique qui s'appliquait en toute légitimité jusqu’aux 17e-18e siècles ? Cela permettrait de dissoudre une règle archaïque, où le féminin est inférieur ou invisible, et de continuer le chemin visant à une égalité réelle entre les femmes et les hommes, dans la langue, comme dans la vie. En la réhabilitant aujourd'hui, le collectif veut offrir une nouvelle liberté à la langue, en bousculant les esprits et en les libérant d’habitudes acquises qui soutiennent le sexisme.

Le travail de popularisation du collectif a déjà porté ses fruits. La pétition « Pour que les hommes et les femmes soient belles ! » a recueilli, à ce jour, 5000 signatures.

Des lycéens et lycéennes de l’Ile d’Oléron, regroupées sous le nom Les êtres humaines, ont rejoint l’initiative en créant des visuels pour contre-illustrer la règle selon laquelle « le masculin l’emporte toujours sur le féminin », et une maison d’édition, Cogito, ergosum, a pris la décision d’adopter, pour tous ses ouvrages, la règle de proximité.

Par ailleurs, l’association L’égalité, c’est pas sorcier ! diffuse une exposition sur l’égalité des sexes qui reprend, entre autres thèmes, celui de la règle de proximité. Au mois de mars 2012, l’exposition sera visible une douzaine de villes sur tout le territoire : Bagneux, Bagnolet, Blanc Mesnil, Bobigny, Laval, Le Mans, Nîmes, Paris, Plaine Commune, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains, Toulouse, Villeneuve-Saint-Georges....

Continuons à œuvrer pour libérer la langue française des chaînes de la domination masculine!

Rendez-vous le 6 mars 2012, de 18h à 19h30, devant la Comédie française, place Colette, Paris 1e. Métro : Palais Royal - Musée du Louvre

A l’initiative de L’égalité, c’est pas sorcier !, Femmes Solidaires, la Ligue de l’enseignement

Avec le soutien d’associations : Association v.ideaux/teledebout, La Louve aimantée, la Maison des Babayagas, La marche mondiale des Femmes- Ile-de-France – Paris, de collectivités territoriales : Conseil général du Val-de-Marne, Villes de Bagnolet, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains

Plus d’information : http://www.legalite.org - http://www.petitions24.net/regleproximite

Contact : 07 86 66 29 48