vendredi 3 juin 2011

En France, être maire, sénateur, membre d’un parti politique et condamné pour agressions sexuelles, c’est possible !

Bien avant Dominique Strauss-Kahn et Georges Tron, Jacques Mahéas, sénateur de Seine-Saint-Denis et maire de Neuilly-sur-Marne, a été accusé par une employée municipale d’agressions sexuelles. Après 6 ans de procédures et l’épuisement de tous les moyens de recours, il est définitivement reconnu coupable d’agressions sexuelles en mars 2010.

Pourtant…

Inaction du préfet de Seine-Saint-Denis

Le préfet qui a le pouvoir de saisir le Conseil des ministres pour demander la révocation d’un maire en cas de trouble à l’ordre public, n'en a rien fait. Il signifie ainsi qu’en 2011, en France, l’ordre public s’accommode fort bien de la condamnation d’un maire pour agressions sexuelles et du maintien à un délinquant sexuel des pouvoirs de premier magistrat de la commune, de chef de la police municipale et de président du comité local de lutte contre la délinquance.

Silence protecteur du parti socialiste

Le Parti socialiste auquel appartient Jacques Maheas s'accommode aussi de garder un délinquant sexuel parmi les siens, en tant que membre du parti et membre du groupe socialiste du Sénat. Le PS garde ainsi le silence face aux interpellations des associations féministes.

Dès le 8 mars 2010, l’AVFT et Femmes Solidaires, les deux associations parties civiles qui ont soutenu la victime, demandaient à Martine Aubry de se positionner sur cette affaire. Aucune réponse.

L’AVFT continue ensuite d’interpeller le PS via Gaëlle Lenfant, sa secrétaire nationale adjointe aux droits des femmes : toujours pas de réponse.

Le 6 avril 2011, lorsque le PS présente ses engagements en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, l’AVFT repose à Benoît Hamon la question qui fâche : « Une condamnation pour agressions sexuelles d’un élu au cours de son mandat est-elle compatible avec une appartenance au PS ? ».

Benoît Hamon qui qualifie cette affaire de « parfaitement abjecte », se prononce pour l’exclusion de Jacques Mahéas du PS. Il s’engage à saisir, avec Gaëlle Lenfant, Martine Aubry et à rendre publique la décision de son parti. Pourtant, depuis ce jour-là, aucune nouvelle officielle.

Nous voulons la fin des privilèges

Le retrait de ses pouvoirs politiques à Jacques Mahéas, marquerait un pas vers la fin concrète des privilèges, notamment sexuels, dont bénéficient encore les puissants en France et que la société ne peut plus tolérer.

A l'approche des présidentielles, les partis politiques républicains doivent faire connaître aux citoyennes et aux citoyens leur position par rapport à la lutte contre les violences sexuelles et aux élus inquiétés ou condamnés pour violences sexuelles.


Écouter le témoignage de Martine qui a porté plainte contre Jacques Mahéas

vendredi 13 mai 2011

Paris, 25 mai 2011 : rencontre-débat pour que les femmes deviennent des travailleurs comme les autres !

Débat organisé par L’égalité, c’est pas sorcier !

En partenariat avec l’Humanité

Mercredi 25 mai de 18h à 21h
à la salle des fêtes de la Mairie du 12e arr.
130 avenue Daumesnil 75012 Paris (métro Dugommier)

« C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète », écrivait Simone de Beauvoir en 1945. Aujourd'hui, après 30 ans de lois sur l'égalité au travail, nous pourrions ajouter que c'est l'égalité salariale et professionnelle qui garantira leur pleine autonomie.

Malgré des lois égalitaires, les femmes restent durement discriminées par les employeurs. A travail égal, le salaire des femmes est inférieur de 27% à celui des hommes. L’écart salarial est encore plus important pour les femmes les plus diplômées (32%). Même les femmes qui n’ont jamais eu d’interruption de carrière perçoivent en moyenne 17% de moins que leurs collègues.

Autrement dit, chaque année, des femmes travaillent l'équivalent de 2 à 3 mois gratuitement, comparativement à leurs collègues hommes.

Quelles améliorations législatives sont nécessaires pour empêcher cette exploitation des femmes par les entreprises ? Comment des femmes se sont saisies de la loi et ont obtenu réparation des pertes financières engendrées par les discriminations ? Comment créer une convergence entre les luttes féministes et syndicales pour que les syndicats luttent contre les discriminations sexistes aussi sérieusement que contre les discriminations racistes ou syndicales ? Telles sont les questions auxquelles vous êtes invité-e-s à débattre et auxquelles les intervenant-e-s apporteront leur expertise.

Programme :

Visite de l’exposition « L’égalité, c’est pas sorcier ! » dès 18h.

18h30 : Introduction par Henriette Zoughebi, présidente de « L’égalité, c’est pas sorcier ! »

18h45 : Contraindre les entreprises à appliquer la loi : une lutte individuelle et collective.
Avec :
- Maryse Dumas, membre du Conseil économique, social et environnemental, secrétaire confédérale de la CGT de 1995 à 2009 ;
- Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate spécialiste du droit social et des procès pour discriminations sexistes au travail
- Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires
- Une juriste de l’AVFT, association contre les violences faites aux femmes au travail (sous réserve)

20h15 : « Le masculin ne l’emporte plus sur le féminin ! »
Avec :
- Chahla Chafiq, écrivaine
- Gwenaëlle Stubbe, poète

Merci de confirmer votre participation à legalite@cpassorcier.org

jeudi 12 mai 2011

Le masculin ne l’emporte plus sur le féminin et depuis les hommes et les femmes sont belles !


Lundi 2 mai 2011, la pétition « Que les hommes et les femmes soient belles » demandant la reconnaissance et l’application de la règle de proximité a été lancée par quatre associations : L’égalité, c’est pas sorcier !, La ligue de l’enseignement, Le Monde selon les femmes et Femmes Solidaires.

Depuis, ces associations ont été rejointes par 1600 personnes dont 26,30% d’hommes prêts à abandonner le privilège de visibilité et de dominance que la langue leur offre depuis le 18e siècle.

C’est bien la perception que les genres grammaticaux ont quelque peu à voir avec le genre assigné à chacun et chacune, qui explique les réactions de satisfaction ou de soulagement des signataires. En réponse à la pétition, Eliane, retraitée de Bayonne, écrit : « Je suis révoltée depuis l’école primaire… », Yasmina, professeure des universités au Maroc : « J'attendais ça depuis longtemps ! », Evelyne, enseignante en Belgique : « Je me sens moins seule désormais », Audrey, libraire de Saint-Etienne : « Ce débat aurait du être soulevé il y a bien longtemps, il était temps ! Merci ! ».

D’autres expriment clairement leur conviction que la langue porte des représentations sociales et sexuées. Chantal du Québec : « Le poids des mots est un poids social », Odile de Dijon : « la règle de proximité est de nature à faire évoluer les mentalités », Grégoire de Rome, enseignant : « Pour une révolution dans les consciences ! », Mona de Paris, sociologue : « Ca commence dans les pratiques linguistiques quotidiennes, et ça se poursuit partout... », Gilles de Paris, journaliste : « C'est par le Verbe que tout commence, ou peut recommencer sur un bon pied... »

Pour certains, comme Serge de Bruxelles, enseignant, et Claire de Casablanca, enseignante, la règle de proximité n’est qu’une affaire de bon sens, pour d’autres comme Yoann de Paris, traducteur, elle « ouvre de nouvelles possibilités linguistiques, littéraires. Pur et simple enrichissement. »

Si Laurence de Frasne-les-Meulières, institutrice, aimerait « bien enseigner ça à mes petits CE2 », Frédéric d’Oissel, lui aussi enseignant, décide que « désormais mes élèves n'auront plus faux quand ils (euh... elles) écriront en respectant la règle de proximité. Pas sûr que mes inspecteurs apprécient, mais bon... il va bien falloir qu'ils s'y fassent. »

Enfin, certains sont déjà passés à la pratique comme Didier de Silfiac, chômeur : « Cela fait déjà quelques années que j'applique cette règle qui me semble logique ! », ou Bruno de La Madeleine, journaliste « qui prend déjà la liberté d'utiliser cette règle ».

Pays des signataires :

9,70% des signataires vivent en France, 7,10% en Belgique, 4,20% en Suisse, 3,90% au Canada, 1,71% au Maroc et 3,30% dans 21 autres pays : Costa-Rica, Jordanie, Hongrie, Suède, Norvège, Mexique, Autriche, Corée du Sud, Brésil, Portugal, Burkina Faso, Espagne, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas, Pologne, Chili, Italie, Etats-Unis, Indonésie et Australie.

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L'égalité, c'est pas sorcier !
www.legalite.org
Tel : 07 86 66 29 48

mardi 22 mars 2011

Livre d'or de l'exposition

« Des messages simples...des messages forts ...une exposition qui bouleverse les opinions...à recommander à toutes les villes et collectivités qui s'engagent dans l'éducation des jeunes et des moins jeunes ! » Guy Le Calonnec

vendredi 4 mars 2011

Exposition "L'égalité, c'est pas sorcier !"

Avec le soutien du Conseil général du Val-de-Marne et de la Ligue de l’enseignement, et en collaboration avec les Nouveaux Messagers, l’association « L’égalité, c’est pas sorcier ! » a réalisé une exposition à l’occasion du 8 mars 2011.



Pour en savoir plus, télécharger la présentation et le bon de commande ici !

Dates d'inauguration de l'exposition :
- 8 mars, 17h30 : Mairie de Villeneuve-Saint-Georges - Place Pierre Sémard 94190 Villeneuve-Saint-Georges
- 8 mars, 18h : Mairie de Bagnolet - 8 Rue Charles Graindorge 93 170 Bagnolet
- 8 mars, 19h : 16 Rue du Maréchal de Lattre de Tassigny 93330 Neuilly-sur-Marne
- 8 mars : l'Humanité consacre une partie importante de ses pages à l'exposition.

L'égalité, c'est pas sorcier ! à Villeneuve-Saint-Georges